Préménopause et ménopause: allerte aux symptômes!

Par Caroline Huppé, n.d. –

En général, la quarantaine est une magnifique période pour les femmes. Mais des signes de préménopause peuvent déjà faire leur apparition et causer quelques malaises! En effet, plusieurs femmes se plaignent de troubles divers sans vraiment penser à en faire le lien avec un début de dérèglement du cycle ovarien. Et pourtant, c’est très souvent le cas!

À la préménopause, ces signes de malaises affectent incontestablement la qualité de vie de la femme. Par contre, la façon dont sera vécue la préménopause et la ménopause va varier en fonction de plusieurs aspects propres à la femme. Ainsi, son histoire médicale, sa génétique, ses habitudes alimentaires, son niveau d’activité physique, son niveau de stress, son état émotionnel sont autant de facteurs expliquant le nombre et la sévérité des symptômes.

 Symptômes de préménopause les plus souvent rencontrés:

  • Changements dans le cycle menstruel (durée, irrégularité et/ou quantité, perte de sang entre les règles)
  • Prise de poids (surtout abdominale)
  • Troubles du sommeil (insomnie, difficulté d’endormissement…)
  • Sueurs nocturnes
  • Bouffées de chaleurs
  • Baisse de libido
  • Problèmes de peau (sécheresse, rides, taches brunes, perte d’élasticité…)
  • Sécheresse vaginale
  • Perte musculaire
  • Problèmes de cheveux (perte ou amincissement)
  • Sautes d’humeurs (irritabilité, anxiété, dépression…)
  • Troubles cognitifs (perte mémoire, baisse de concentration…)

 

Mais qu’est-ce que la préménopause, la périménopause et la ménopause? 

D’abord, il faut savoir que les principales hormones en cause dans les changements chez la femme sont surtout le progestérone, l’oestrogène et la testostérone. Dès la vingtaine, la femme subit déjà des baisses normales de progestérone et d’oestrogène d’année en année sans en ressentir nécessairement de malaises.

Vers le milieu de la quarantaine, la préménopause survient en tout premier lieu avec quelques symptômes de dérèglement du cycle féminin. On constate que la préménopause se manifeste maintenant de plus en plus chez les femmes en bas de 40 ans. Le mode de vie moderne et le stress pourraient très bien en être la cause. Durant cette première phase, c’est la progestérone qui est moins produite en rapport avec l’eostrogène. Mais une chose est certaine, durant cette première phase, les règles sont toujours présentes mais peuvent être différentes en durée, régularité et/ou abondance. Cette période dure en général plusieurs années.

Ensuite, vient la périménopause qui englobe la fin des irrégularités du cycle menstruel connues durant la préménopause et l’année suivant l’arrêt définitif des règles. Normalement, c’est durant cette période que les symptômes de dérèglement de cycle féminin sont les plus intenses dû aux fortes fluctuations d’hormones oestrogène et progestérone. Il est intéressant de constater que 5% des femmes vivent en périménopause jusqu’à l’âge de 60 ans avec un cyle menstruel irrégulier.

Quant à la ménopause, elle se manifeste lorsque les règles cessent complètement pendant 12 mois consécutifs. La moyenne d’âge d’entrée en ménopause est de 51 ans. Les symptômes demeurent encore présents et vont varier en intensité selon le mode de vie de la personne. Selon les faits, 8% des femmes entrent en ménopause avant l’âge de 40 ans!

 

Préménopause

 

Différentes formes de traitements:

1) Traitement aux hormones synthétiques:

Peu recommandé car les molécules des hormones synthétiques (Ex: Prémarin faite à base d’extrait d’urine de jument) diffèrent dans leur configuration moléculaire de celles des hormones du corps. Les hormones se lient à des récepteurs sur mesure pour elles comme une clé spécifique à son cadenas. Les hormones synthétiques vont activer le récepteur de façon semblable à l’hormone produite par le corps. Cependant, elles n’auront aucun effet ou vont même bloquer le récepteur complètement. L’activité physiologique espérée n’aura donc pas lieu et pourra provoquer des effets secondaires additionnels. Même à petites doses, ces hormones ont des effets secondaires. De plus, on sait maintenant que les hormones de synthèse sont porteuses de risques de cancer du sein et de problèmes cardiaques

Les hormones synthétiques sont encore beaucoup recommandées par les médecins. En effet, elles sont produites par les compagnies pharmaceutiques qui ont encore beaucoup d’influence sur le milieu médical. Et il faut savoir que seules les hormones synthétiques peuvent être brevetées contrairement aux hormones bio-identiques ou aux plantes médicinales (phytothérapie). C’est donc très lucratif pour les compagnie pharmaceutiques de promouvoir les hormones de syhthèse.

2) Traitement aux hormones bio-identiques:

Ce traitement est davantage recommandé que les hormones synthétiques puisque plus sécuritaire et plus efficace. Ces hormones, également fabriquées en laboratoire, sont plutôt extraites du soya, des lignames ou de la pomme de terre sucrée (yam). Donc, leurs structures sont comparables aux hormones produites par le corps. Ces hormones se retrouvent souvent sous forme de crèmes.

Par contre, les hormones bio-identiques comportent autant de risques de déséquilibres hormonaux et de dosage que la prise d’hormones synthétiques. Aussi, les hormones autant bio-identiques que synthétiques envoient le message au corps de ne plus produire ces hormones puisqu’elles se retrouvent dans le sang avec la prise d’hormones. Les glandes vont alors cesser de produire définitivement ces hormones et leur taille risque de diminuer en raison de leur nouveau statut « non utilitaire ».

3) Traitement de phytothérapie:

Ce traitement pour la préménopause est très simple, naturel et les effets secondaires sont rares. Ces suppléments peuvent être pris sous forme de comprimés, teintures-mères ou encore en tisanes. On retrouve parmi les plantes à propriétés progestérogéniques le gattillier, l’igname sauvage ou la viorne. Pour les plantes phyto-oestrogéniques on retrouve l’actée à grappes noires, le trèfle rouge, le dong quai, la réglisse, etc. Ce qu’il y a d’intéressant avec la phytothérapie c’est que la supplémentation en plantes ou racines va nourrir et stimuler la glande du système ovarien à produire plus de ses propres hormones afin d’assurer ses fonctions glandulaires normales. Il n’y a que ce traitement qui permette de régénérer le corps et ses fonctions vitales. Le dosage est cependant de première importance afin d’assurer une prise minimale et obtenir des bénéfices. Consulter un naturopathe ou encore un herboriste est alors de mise.

Évidemment, c’est le traitement par les plantes que je recommande afin de restaurer le plus possible les fonctions naturelles du corps. Personnellement, je travaille avec plusieurs de ces suppléments pour supporter les problèmes hormonaux que connaissent les femmes. Voici, 2 produits efficaces que je recommande parmi plusieurs:

préménopausehttps://www.naturessunshine.com/ca/product/formule-fe-60-comprim%C3%A9s/81/

 

préménopausehttps://www.naturessunshine.com/ca/product/tr%C3%A8fle-rouge/550/

 

Aussi, il est très important de renforcer le traitement en corrigeant le mode de vie de la femme. La saine alimentation, l’exercice physique, la gestion du stress, etc. contribuent grandement à atténuer les symptômes désagréables de la préménopause ou ménopause.

 

 

Références:

Fundamentals of Naturopathic Endocrinology, Michael Friedman, ND

http://www.thierrysouccar.com/blog/quel-est-linteret-des-hormones-bio-identiques

http://www.futura-sciences.com/sante/dossiers/medecine-menopause-detail-1340/page/3/

Contact

Caroline Huppé Naturopathe

Boisbriand,
Québec, Canada

+1 (514) 462-9400

huppe@carolinenaturopathe.ca

Share This